Archive pour la catégorie 'Bons plans et bonnes adresses'

L’atelier cuisine en balade

Samedi 29 août 2009

Dans le cadre de la Semaine du goĂ»t, qui aura lieu cette annĂ©e du 17 au 27 septembre, je vous propose un Ă©vĂ©nement co-organisĂ© avec JĂ©rĂ´me Hernot, cuisinier Ă  domicile et animateur hors pair d’ateliers de cuisine, Ă  Versoix, dans le canton de Genève.

Le samedi 26 aoĂ»t, nous organisons donc un Ă©vĂ©nement unique et particulier, qui se dĂ©roulera sur toute une journĂ©e: l’Atelier cuisine en balade.

Le matin, nous emmènerons un groupe de 8 personnes faire le marchĂ© auprès de trois producteurs de la rĂ©gion de Versoix. Nous irons rencontrer un Ă©leveur, un maraĂ®cher et un vigneron. Ce sera l’occasion de faire connaissance avec leur travail et leurs produits.

Nous retournerons ensuite Ă  l’atelier pour mitonner les produits rapportĂ©s et prĂ©parer un menu que nous dĂ©gusterons ensemble le soir. Pour cette soirĂ©e, chaque participant peut convier une personne de son choix Ă  partager le repas en notre compagnie.

Samedi 26 septembre 2009, de 10 h 30 à 23 heures pour les participants et dès 19 h. pour leurs invités.

Prix: 115 fr. pour les participants, 65 fr. pour les invités.

Inscriptions auprès de JĂ©rĂ´me Hernot par mail Ă  l’adresse: arcade@bluewin.ch, par tĂ©lĂ©phone: 079 668 19 26 ou sur son site www.jeromehernot.com


Les carottes fondantes de Marie-Jo

Samedi 15 novembre 2008

Vous connaissez la recette qui fait aimer les carottes même à ceux qui ne les apprécient guère?

C’est une recette très simple et très goĂ»teuse de Marie-Jo Raboud, la truculente patronne de l’Auberge de Gy, une adresse Ă  ne pas manquer dans la campagne genevoise. Marie-Jo apprĂŞte formidablement bien les produits de saison, souvent locaux, dans une cuisine qui rappelle les repas du dimanche que mitonnaient une grand-mère ou une grand-tante cordons-bleus quand on Ă©tait gamin.

La carte change et s’adapte au grĂ© des arrivages et des envies du moment de la cheffe. Pendant qu’elle officie aux fourneaux, son mari est en salle et conseille d’excellents vins, genevois notamment, comme ceux du domaine voisin, La Cave de la Chena.

Pour une tablĂ©e, on peut convenir avec Marie-Jo d’un menu qu’elle fera sur mesure. Une belle volaille, un tendre et juteux rĂ´ti de veau au four, un gigot savoureux avec un gratin de pommes de terre.

Avec la viande, en saison, elle sert volontiers des carottes fondantes, dont voici sa recette:

“Peler les carottes et les couper en biseau, car c’est avec cette dĂ©coupe que leur goĂ»t est le meilleurs. Mettre un gros morceau de beurre dans une poĂŞle ou une sauteuse et le faire fondre, faire revenir les carottes, ajouter une cuillère Ă  soupe environ de miel neutre (du miel d’acacias ou d’orange, par exemple), ajouter quelques feuilles de verveine fraĂ®che, de la fleur de sel, une bonne louche d’eau. Couvrir et cuire jusqu’Ă  ce que les carottes soient tendres. DĂ©couvrir en fin de cuisson pour faire rĂ©duire la sauce, qui va glacer les lĂ©gumes.

Variante: à la place de la verveine, on peut ajouter un peu de gingembre, ou une branche de fenouil, ou un peu de thym citron ou encore quelques graines de cumin.”

Auberge de Gy, 134 Rte de Gy, 1251 Gy, tél.: 022 759 21 22. Il vaut mieux réserver car la salle est relativement petite (35 couverts) et Marie-Jo seule aux fourneaux.

Bruno Pucheu, l’ex-chef du Chanteclair, est de retour

Mercredi 26 septembre 2007

Avis aux fans de Bruno Pucheu, du moins Ă  ceux qui avaient perdu sa trace depuis qu’il avait remis Le Chanteclair, Ă  Ferney-Voltaire. Le chef vient de rĂ©ouvrir un restaurant, Ă  Divonne-Les Bains, toujours dans le pays de Gex. L’enseigne est baptisĂ©e Le Rectiligne, elle est sise au bord du lac et possède une magnifique terrasse.

La cuisine est toujours aussi bonne, elle s’est un peu Ă©purĂ©e, les volutes d’azote liquide y ont fait leur entrĂ©e. Par exemple pour refroidir une petite soupe froide Ă  la pastèque servie en mise-en-bouche. Ou pour rafraĂ®chir des mouillettes de pain d’Ă©pices (façon, est-ce un hasard?, Denis Martin), qui accompagnent une mousse lĂ©gère d’ananas - une de ces “Ă©cumes” que Bruno Pucheu affectionne et qu’il dĂ©cline sur plusieurs tons, nouvellement sur des notes sucrĂ©es. En version salĂ©e, on retrouve, en mise en bouche, un “gazeux” de tapenade de saison, par exemple.

Dans les entrĂ©es et plats, quelques uns de ses classiques ont Ă©tĂ© lĂ©gèrement revisitĂ©s, comme le pigeon Ă  la sauce cafĂ©-cardamome ou le carrĂ© d’agneau en croĂ»te aux herbes gouteuses. Le fameux foie gras dont il garde jalousement le secret de la cuisson est lĂ  aussi. On le mange avec les doigts, entre deux tuiles de miel au thym. L’omble chevalier, avec son jus court aux crustacĂ©s, est parfait.

Quand aux desserts, je ne vous parle pas de la panna cotta Ă  la mangue et de la mousse au toblerone. Et comme mignardise, des marshmallows? Des chamallows? PlutĂ´t des guimauves Ă  la fleur d’oranger maison Ă  piquer dans un grand bocal. Miam.

Le Rectiligne, 2981 route de la Tour du Lac, 01220 Divonne-Les-Bains, tél: 0033 4 50 20 06 13, www.lerectiligne.fr, ouvert du jeudi au lundi inclus, fermé le mardi et le mercredi

PS: le menu racontĂ© est celui d’Ă©tĂ©. Je viens de recevoir la carte d’automne avec un menu dĂ©gustation autour de la Saint-Jacques qui a l’air tout Ă  fait dĂ©licieux.


La rencontre des bloggeuses et bloggeurs culinaires romands se mitonne

Vendredi 27 avril 2007

A l’initiative de San, du blog Ă  l’accent très genevo-valaisan Dans la cuisine des frangines, une rencontre des bloggeuses et bloggeurs culinaires romand(e) aura lieu tout prochainement Ă  Genève. D’après mes sources, ce sera plutĂ´t du cĂ´tĂ© du mois de juin, dans un parc, sous forme de pic-nique canadien. Mais la date reste Ă  confirmer.

Quand on dit romand, on est Ă©videmment d’accord d’Ă©largir le cercle, si la rencontre intĂ©resse des bloggeuses et bloggeurs venant d’un peu plus loin. Et si des lecteurs sont intĂ©ressĂ©s, ils sont les bienvenus Ă©galement.

Toutes les infos sont ici: clic.

La liste des blogs romands recensĂ©s aussi. Si vous en connaissez d’autres ou si vous en animez d’autres, n’hĂ©sitez pas Ă  le dire.

Merci San pour cette initiative. Ce sera un grand moment de rencontrer ceux dont on connaĂ®t les goĂ»ts culinaires par le menu, mais pas du tout le visage… Et puis, on va partager et gouter plein de bonnes choses, Ă©videmment. Me rĂ©jouis hautement.

A + donc.

Fromages d’alpage, charcuterie valaisanne, confitures et bières: trois adresses romandes

Lundi 19 février 2007

Peu de temps pour bloguer ces dernières semaines…

Néanmoins, rapidos, trois adresses romandes testées récemment et hautement recommandables. Deux en Valais, découvertes au gré d’escapades à ski, et une dans le canton de Vaud:

1. A Ovronnaz, quand on a fini de skier et qu’on a envie de bien manger, un petit bijou attend les affamĂ©s: Le Chalet gourmand. L’enseigne est multigoĂ»t. La boutique est d’abord une fromagerie aussi bonne que la Fromagerie Bruand aux Halles de Rive, Ă  Genève. Normal, c’est la mĂŞme famille qui tient les deux commerces : le fils, Dominique Ryser, et sa femme Ă  Genève ; sa mère et son beau-père en Valais. Les fromages d’alpage sont un rĂ©gal, le fromage aux truffes aussi; le mĂ©lange pour fondue itou.
Une panoplie complète de charcuteries du Valais et d’ailleurs, viande séchée, jambon cru et saucissons notamment, accompagne le fromage. On trouve encore des pâtes fraîches, des confitures artisanales et d’autres produits d’épicerie fine, toutes sortes de vins et de liqueurs. Et même des caramels. Les mêmes que ceux qu’on tirait dans les distributeurs des CFF quand on était gamins.

2. Sur l’autre versant de la vallée, aux Marécottes, on trouve des confitures à se damner dans une petite échoppe installée au rez inférieur d’un chalet sur la route principale. On est chez le «Confiturier marcottin», qui est en fait une confiturière, Sonia Gonin.
Sur les étagères, des alignées de petits pots, mélange de grands classiques et d’inventions plus originales, comme la confiture des sorcières (pruneaux, figues, noix, cannelle, coriandre, girofle, citron, gingembre, anis étoilé – miam ), fraise-gingembre ou diverses gelées de fleurs (capucine, hibiscus, par exemple).

J’admire car je ne me suis pas encore lancĂ©e dans la confection de confitures. Je soutiens ma copine BĂ©a, lorsqu’elle fait sa divine confiture de figues ou sa gelĂ©e de coings dans un grand chaudron en cuivre. Je suis en pensĂ©e avec ma mère lorsqu’elle fait, au coeur de l’Ă©tĂ©, des confitures «4 fruits rouges», mirabelles et abricots. Pour le reste, je cherche des bonnes adresses de confitures artisanales, plutĂ´t que de me lancer. Cette fois, j’ai pris des classiques, fraises-rhubarbe, mara des bois, myrtilles, baies des bois et la confiture des sorcières que j’adore (elle se marie aussi parfaitement avec le fromage).

PS : pour ceux qui ne passent pas par les Marécottes, Sonia Gonin prend des commandes et livre par la poste ; elle fait aussi les marchés. Elle n’a pas de site web, mais un numéro de téléphone : 027 761 14 61.

3. Enfin, un tuyau de Marc, cofondateur de la Semaine du goût suisse, qui est revenu de la première Semaine du goût belge, l’automne dernier, avec des envies de découvrir mieux la bière.
Papilles satisfaites dans un temple dédié à ce liquide doré: Au Grain d’orge, à Crissier; 300 sortes de bières artisanales et souvent belges, mais aussi anglaises ou jurassiennes à déguster goulûment.
Marc parle avec des trémolos dans la voix d’une bière à la citronnelle et au gingembre ou d’une bière au miel qu’il a utilisée pour faire mariner un chapon. Il m’a fait goûter une bière aux cerises Liefmans, la fameuse Kriek belge et je n’ai pas été déçue….


Un sachet de thé dans le potage

Lundi 18 décembre 2006

Premier acte.
J’ai achetĂ© l’autre jour des «filtres Ă  thé» chez Tekoe. C’est une petite Ă©choppe, qui vend du thĂ© Ă  emporter avant de sauter dans son train en gare de Lausanne. Je croyais avoir achetĂ© de petits sachets en mousseline vides et en fait, ils ont presque 10 centimètres.

Deuxième acte.
Le lendemain, je prĂ©pare un minestrone. Je veux y mettre des herbes, thym frais et romarin presque frais ramenĂ© d’un week-end dans le sud de la France, une feuille de laurier. Problème: mes filles râlent dès qu’elles trouvent la moindre petite feuille qui traĂ®ne dans la soupe (ou la ratatouille ou partout ailleurs).

Ma mère, quand elle faisait de la choucroute, cousait de petits sachets Ă  la main et elle y enfermait les baies de genièvre pour pouvoir les retirer ensuite facilement. Mais je n’ai jamais eu le courage de me lancer dans cet exercice de petits points. Et je n’ai jamais rĂ©ussi Ă  enfermer mon bouquet dans une feuille de poireau comme le font certains chefs. Ca ne tient jamais….

Vous faites le lien avec les filtres Ă  thĂ©? Et oui, bonheur, j’ai enfin trouvĂ© dans quoi enfermer herbettes et autres bouquets garnis. A la fin de la cuisson, hop, je retire le sachet et plus de traces des herbes dans le potage, seulement leur goĂ»t. Elle est pas belle la vie?

Les côtes de veau au garam masala de Jérôme

Mercredi 15 novembre 2006

J’hĂ©site. J’hĂ©site Ă  partager cette adresse. Je m’y rend pour un atelier cuisine et Ă  vrai dire, j’aime assez lorsqu’on est peu nombreux. Comme l’atelier a lieu le soir et que l’on vise de manger nos oeuvres culinaires Ă  des heures pas trop indues, on se partage la rĂ©alisation des recettes par groupes de 2 ou 3. MathĂ©matiquement, moins on est, plus on rĂ©alise de recettes et donc, c’est ce que j’aime.

Mais bon, au diable l’avarice, la voilĂ  cette adresse: c’est l’atelier de JĂ©rĂ´me Hernot, Ă  Versoix. DiĂ©tĂ©ticien de formation, c’est lui qui a lancĂ© le concept de gastronomie Ă  domicile Ă  Genève, il y a quelques annĂ©es: autrement dit, il vient chez vous faire la cuisine si vous devez inviter votre patron et que vous ĂŞtes nul aux fourneaux….ou simplement si vous voulez manger comme au resto, mais Ă  la maison. Depuis un an et demi, il a ouvert son arcade et ajoute Ă  son arc des cours sous son propre label (Ă  vrai dire, il en donnait depuis longtemps, mais dans le club très fermĂ© des Epicuriens du Marais).

On le trouve aussi, certaines annĂ©es, si on a de la chance, au marchĂ© de NoĂ«l de Carouge oĂą il fait dĂ©guster ses foies gras maison. Un foie gras poĂŞlĂ© aux Ă©pices servi sur un lit de coings compotĂ©s et confits: justement, quelques privilĂ©giĂ©s ont pu y goĂ»ter la semaine passĂ©e. JĂ©rĂ´me avait installĂ© ses fourneaux dans la cour du Domaine Grand’Cour Ă  Peissy pour animer des soirĂ©es de dĂ©gustation de vin organisĂ©es par Jean-Pierre Pellegrin, vigneron genevois, plusieurs fois mĂ©daillĂ©, notamment pour son “P” (un pinot noir dĂ©sormais introuvable car produit en très petite quantitĂ©).

Retour aux cours. Pour saliver encore un peu, le menu chasse c’Ă©tait: mousse de foie de volaille au genièvre en mise en bouche, crapiauds (c’est des sortes de quenelles) de courge au chèvre frais avec sa cuisse et son filet de caille en entrĂ©e, râble de lièvre rĂ´ti aux Ă©pices et crème de Sauterne pour continuer, cake au marron et bouchĂ©e givrĂ©e aux fruits de la passion pour finir en beautĂ©

Pour se mettre en appĂ©tit, une recette piquĂ©e dans le menu de l’atelier de septembre.

CĂ´te de veau au garam masala, tombĂ©e d’Ă©pinards juste crĂ©mĂ©e et rondelles de pommes de terre sautĂ©es Ă  l’ail (pour 4 personnes):

4 cĂ´tes de veau
4 os Ă  moelle
500 g d’Ă©pinards frais
2 cs de garam masala en grains (mĂ©lange d’Ă©pices indien)
1 cs de mascarpone
2 cs de demi crème
2 cs de fond de veau (demi-glace)
400-600 g de pommes de terre nouvelles
2 Ă  3 gousses d’ail
40 g de beurre
huile, sel, poivre, maĂŻzena

Préparation
Laver les pommes de terre et les tailler en rondelles d’1/2 cm. RĂ©server.
Equeuter, laver et égoutter les épinards. Réserver
DĂ©tendre le fond de veau avec 2 dl d’eau bouillante. RĂ©server.

Allumer le four à 50°
Mettre sur feu vif une grande poĂŞle avec 2 cs d’huile Ă  rĂ´tir. Y sauter les cĂ´tes de veau et les os Ă  moelle sur la première face. Ajouter le garam masala (dans cette recette, les graines Ă©taient entières et non moulues), saler, poivrer et retourner. Une fois la viande bien colorĂ©e, retirer la graisse de cuisson et dĂ©glacer avec le fond de veau. Bien arroser la viande durant 2-3 minutes et glisser la poĂŞle (ou un plat) dans le four tiède. Juste avant de servir, rĂ©cupĂ©rer le jus de cuisson dans une petite casserole et faire rĂ©duire. Lier avec un peu de maĂŻzena si nĂ©cessaire. Laisser au chaud.

Mettre sur feu vif une grande poĂŞle avec 20 g de beurre et 1 cs d’huile Ă  rĂ´tir. Y faire revenir les pommes de terre salĂ©es avec les gousses d’ail en chemise. Retourner rĂ©gulièrement les pommes de terre . Une fois qu’elles sont bien colorĂ©es, les glisser Ă©galement dans le four pour les garder au chaud.

Détendre le mascarpone avec la crème, saler très légèrement et réserver.
Juste avant de passer à table,faire tomber les épinards dans une poêle avec 20 g de beurre bien chaud. Les saler légèrement.

Dressage
Mettre au centre d’une assiette chaude une cĂ´te de veau avec du garam masala et un os Ă  moelle. Disposer autour les Ă©pinards et les pommes de terre. Poser un trait de mascarpone sur les Ă©pinards et napper la viande avec la sauce. Servir rapidement.

(d’après une recette d’Alain Ducasse)

Huile de noix, les photos

Mercredi 20 septembre 2006

J’ai oubliĂ© mon appareil photo, l’autre jour, lorsqu’on est allĂ© au Moulin de SĂ©very voir la fabrication de l’huile de noix. Donc, pas de photos des filles cassant les noix et de la joyeuse effervescence du dĂ©but de journĂ©e. Puis, Marc et Catherine sont arrivĂ©s avec un appareil et voilĂ  au moins des images de la fabrication de l’huile….

LĂ , c’est la machine qui fait le premier broyage des noix (elles sont dans le sac en plastique). Ensuite, Ă  la torrĂ©faction dans le chaudron du vieux “four”:

Puis, zou, dans la presse hydraulique, d’oĂą sort l’huile dans le bidon mĂ©tallique :

Reste, au fond du baquet sous la presse, les galettes de nion:

Ensuite, on déguste!

Et voilĂ , fin de la journĂ©e, on rentre Ă  la maison…..


Concassée de noix et huile pressée en direct

Dimanche 17 septembre 2006

Balade en famille samedi Ă  la FĂŞte de la noix, l’un des Ă©vĂ©nements de la Semaine du goĂ»t, au Moulin de SĂ©very, au-dessus de Morges. Ce moulin est en fait une huilerie artisanale et l’on peut participer Ă  la fabrication de l’huile de noix. Le parcours commence par une cassĂ©e de noix gĂ©ante: des grands seaux remplis de noix attendent les visiteurs. En tout cas, ceux qui sont arrivĂ©s avant 15 heures, car nous avons achetĂ© les deux derniers kilos…Ouf, sauvĂ©s, sinon, les filles auraient Ă©tĂ© trop déçues… Devant le moulin, chacun casse ses noix. On s’installe sur des billots de tailles diffĂ©rentes (hauts pour les grands, bas pour les petits, et moyens pour … on se croirait dans Boucle d’Or). On s’aide de petits marteaux en bois pour briser les coquilles. Les gosses sont aux anges. Ensuite, on dĂ©cortique les noix au soleil, on les amène pour la pesĂ©e (on a dĂ©cortiquĂ© 600 grammes de cerneaux Ă  partir de nos 2 kilos). Nos cerneaux («on dirait des cerveaux», commente Romane) vont rejoindre ceux des autres familles dans un grand sac. Deuxième Ă©tape: on entre dans le moulin pour assister Ă  la fabrication de l’huile en direct, par un maĂ®tre huilier. Fin du parcours avec la mise en bouteille et l’étiquetage par les enfants. Chacun repart avec sa bouteille, extrĂŞmement fier de son travail. Voyez, elle est comme ça:

Le moulin, qui appartient à la famille Bovey depuis …1845, est la dernière huilerie artisanale en Suisse qui soit en activité toute l’année, explique l’artisan huilier. De l’huile de colza, de tournesol, d’amandes, de noisettes, de cacahuètes, de pistache, de graines de courge ou de sésame y sont aussi produites. Mais revenons aux noix. Elles sont d’abord broyées une première fois, puis torréfiées dans un chaudron, avant de se faire totalement ratatiner sous une pression de 60 tonnes. Résultat: d’un côté, un liquide doré et fortement parfumé (4 litres d’huile pour 8 kilos de noix broyées), de l’autre une sorte de plaque brune et dure comme du bois, le nion. Autrefois, on le mâchait. On en fait aussi de la farine ou des gâteaux. A 4 heures, on a d’ailleurs goûté de très douces tartelettes au nion et à la crème, de la confiserie Belles Fontaines, à l’Isle.

Comment vieillir un vin d’une annĂ©e par seconde

Dimanche 17 septembre 2006

Dans la sĂ©rie, il faut l’avoir testĂ© pour le croire, connaissez-vous la clĂ© du vin? Non? Je vous raconte l’histoire. Elle s’est passĂ© jeudi dernier lors du gala des vins vaudois, qui ouvrait la Semaine du goĂ»t 2006. Il faut d’abord se reprĂ©senter l’endroit: le Kornhauskeller, Ă  Berne. Une ancienne cave presque aussi grande qu’une Ă©glise, au plafond voĂ»tĂ© entièrement peint de motifs floraux, vignerons et champĂŞtres. Le repas commence par une dĂ©licieuse soupe de poissons du lac de Constance safranĂ©e. (more…)