Archive pour la catégorie 'Revue de presse culino-gastro'

“Sans sucre ajoutĂ©” Ă  ABE

Vendredi 21 novembre 2008

En octobre dernier, “Sans sucre ajoutĂ© - le blog du goĂ»t” est passĂ© dans l’Ă©mission A Bon Entendeur (ABE) de la TĂ©lĂ©vision suisse romande.
Dans “Bien manger sans se ruiner: les recettes d’ABE” (Ă  visionner ici), j’ai montrĂ© comment faire un repas sain, Ă©quilibrĂ©, rapide, et qui plait aux enfants.

Le menu: des petits steaks hachés maison au thym frais, des tortillettes et une chiffonnée de carottes et courgettes.

Les recettes (pour 4 personnes):

- Pour les steaks, prendre de la bonne viande hachĂ©e (400 Ă  500 g selon l’appĂ©tit) de boeuf ou un mĂ©lange boeuf-agneau. Dans un saladier, mĂ©langer la viande hachĂ©e, un jaune d’oeuf, une ou deux cc de moutarde, un peu de ketchup, du sel, du poivre, du thym frais, et si on a le temps, un petit oignon Ă©mincĂ©, revenu prĂ©alablement Ă  la poĂŞle. MĂ©langer le tout, puis façonner de petits steaks ou des boulettes. Les faire revenir dans un peu d’huile d’olive Ă  la poĂŞle. Quand ils sont dorĂ©s, dĂ©glacer avec un peu de vin blanc ou de vermouth, un peu de fond et d’eau.

- Pour les lĂ©gumes, c’est hyper simple: râper deux grosses carottes au-dessus d’un saladier avec la râpe Ă  roesti. Faire de mĂŞme avec une Ă  deux courgettes. MĂ©langer, puis faire revenir les lĂ©gumes dans un peu d’huile, mouiller avec un peu de bouillon de lĂ©gumes, saler et poivrer. Cuire 5 Ă  10 minutes.

- Faire cuire des pâtes, tortillettes, penne ou papillons. Y’a plus qu’Ă  servir!

La deuxième Ă©mission d’ABE concernait les vins naturels, bios et/ou sans souffre. Nous avons fait une dĂ©gustation avec des comparses de la Semaine du goĂ»t et le cuisinier Ă  domicile JĂ©rĂ´me Hernot. La dĂ©gustation a eu lieu chez le Passeur de vin, Ă  la rue de Zurich, Ă  Genève.
L’Ă©mission, en deux volets, est Ă  visionner ici:

In vino veritas, première partie

In vino veritas, deuxième partie
Quant à la dégustation, elle est là

Noix de Saint-Jacques, sauce Ă  l’orange

Lundi 18 février 2008

L’une des vertus de ce blog est de me forcer Ă  poser par Ă©crit et Ă  rĂ©unir au mĂŞme endroit les recettes que j’aime. Si je ne le fais pas, j’oublie Ă  une vitesse dĂ©lirante les recettes que j’ai testĂ©es, imaginĂ©es ou aimĂ©es. Ou alors, je me souviens du plat, mais je ne sais absolument plus de quel livre ou magazine il est tirĂ©.

Donc, avant que j’oublie: ces noix de Saint-Jacques Ă  l’orange sont inspirĂ©es du magazine Saveurs de novembre 2007.

Ce qu’il vous faut (pour 6 personnes, en entrĂ©e):

12 noix de Saint-Jacques
3 poireaux
de la demi-crème ou de la crème entière
1 orange
60 g de beurre salé ou demi-sel
1 cc de cognac
1 cc de miel (de sapin) liquide
1 petite cc de fond de poisson en poudre
1 petite tasse de quinoa
sel et poivre

Comment s’y prendre?
- Laver les noix de Saint-Jacques et les sécher.
- Préparer le quinoa en suivant les indications qui figurent sur le paquet. Réserver au chaud.
- Oter les feuilles dures et vertes des poireaux, bien laver les lĂ©gumes et les couper en fines lanières. Les faire revenir dans une poĂŞle, dans une noix de beurre et un filet d’huile d’olive, pendant une quinzaine de minutes. Ajouter si nĂ©cessaire un peu d’eau pour que les poireaux n’attachent pas. Ajouter une pincĂ©e de kamoun, du sel, du poivre, une tombĂ©e de crème. RĂ©server au chaud.
- PrĂ©parer la sauce: presser l’orange, garder 1 dl et filtrer dans une petite casserole. Faire chauffer le jus d’orange, ajouter le beurre froid coupĂ© en petits morceaux petit Ă  petit, en mĂ©langeant au fouet. Ajouter le fond, le miel, le cognac, poivrer, saler si nĂ©cessaire. Garder au chaud.
-Bien faire chauffer de l’huile et une noix de beurre dans une poĂŞle et y poĂŞler les noix de Saint-Jaques deux minutes maximum de chaque cĂ´tĂ©. Attention Ă  ne pas trop les cuire, le centre est encore lĂ©gèrement translucide lorsque l’on coupe le feu.
- Dressage: poser sur des assiettes chaudes deux noix de Saint-Jacques, une ou deux cuillères de fondue de poireaux, une ou deux cuillères de quinoa, verser un peu de sauce autour des noix et servir le reste en saucière.

Mon cake aux courgettes sur Le Monde.fr

Mardi 10 juillet 2007

Dans sa chronique La Toile gourmande oĂą elle fait chaque semaine une revue subjective et thĂ©matique des blogs culinaires, Anne Guillard du Monde.fr parle de mon cake aux courgettes. J’en suis toute retournĂ©e. Merci Anne! Pour lire son billet “Les courgettes aux manettes”, c’est ici:

Les courgettes aux manettes
LEMONDE.FR | 29.06.07

© Le Monde.fr

Nouveaux horizons moléculaires

Vendredi 22 décembre 2006

Mardi, j’ai Ă©tĂ© manger chez Denis Martin, Ă  Vevey, avec mon collègue journaliste scientifique Olivier Dessibourg. Il s’agissait de prĂ©parer une double page de NoĂ«l, pour Le Temps, avec un menu proposĂ© par le chef (18 sur 20 au Gault&Millau). Moins connu Ă  l’international que le catalan Ferran AdriĂ  (El Bulli) ou le britannique Heston Blumenthal (The Fat Duck) - ses amis -, Denis Martin est le plus cĂ©lèbre reprĂ©sentant en Suisse de la cuisine molĂ©culaire. J’avoue que c’Ă©tait la première fois que j’allais dans un gasto dĂ©diĂ© spĂ©cifiquement Ă  ce courant et ce fut un grand moment. Denis Martin bouillonne d’inventivitĂ©. Il est le type de personnalitĂ© que l’on verrait invitĂ©e dans un cours de management sur la crĂ©ativitĂ© et l’innovation.

Sa cuisine est ludique, gaie, mais aussi pleine de saveurs et d’accords inĂ©dits très intĂ©ressants (purĂ©e de pomme de terre ratte-pastis, par exemple. Denis Martin met le pastis en bille, mais Ă  mon avis, pour faire simple Ă  la maison, quelques gouttes du breuvage provencal d’Henri Bardouin sur une purĂ©e doivent très bien le faire).
Les cuissons sont parfaites. Denis Martin est un adepte des cuissons extrĂŞmement courtes, Ă  l’asiatique (il cuit par exemple ses gambas en les plongeant deux secondes dans l’eau bouillante), et il utilise beaucoup le micro-ondes (autre surprise pour moi qui ai un rapport assez lointain avec cet engin dont je me mĂ©fie toujours un peu sans vraiment savoir pourquoi).

Le menu alterne la surprise, la flamboyance et le spectaculaire (shampoings mousseux, volutes d’azote liquide sur des cigares aux Ă©pices) avec des mets oĂą le goĂ»t prime sur le visuel: les gambas au gingembre, cacahuètes et huile de coriandre, la Saint-Jacques au yaourt et camomille, la langoustine au lait de livèche et kafir.

Il nous a donnĂ© ses recettes de thon au chocolat blanc et piments thaĂŻ, d’Ă©ponge de terre, de shampoing citrique Ă  l’orgeat et de son pigeon voyageur. C’est la minute d’auto-pub: on peut toutes les lire ici, ainsi que le volet scientifique. Nous avons en effet partagĂ© le repas avec Marc Heyraud, professeur associĂ© Ă  l’UniversitĂ© de Neuchâtel, proche du physico-chimiste français HervĂ© This, et crĂ©ateur d’une formation continue en gastronomie molĂ©culaire. Il a pu nous expliquer les coulisses molĂ©culaires des plats et c’est passionnant.
On sort aussi de chez Denis Martin avec plein d’idĂ©es Ă  tester. Par exemple, son jaune d’oeuf Ă  -196 degrĂ©s et cigare aux Ă©pices. Je vais m’en inspirer pour essayer de faire un oeuf cocotte cuit Ă  basse tempĂ©rature (65 degrĂ©s) avec des mouillettes de pain d’Ă©pice grillĂ©es. Je teste et si ça fonctionne la recette suivra.


VeillĂ©e gourmande autour des lĂ©gumes d’autrefois

Vendredi 15 décembre 2006

Demandez Ă  vos parents ou Ă  vos grands-parents s’ils aiment les topinambours. Il y a de bonnes chances qu’ils grimacent, encore dĂ©goĂ»tĂ©s: “Ah non, les topinambours, plus jamais! On en a trop mangĂ© pendant la guerre…”
Mais la guerre est loin dĂ©sormais, les mauvais souvenirs gustatifs s’effacent et depuis quelques annĂ©es, les lĂ©gumes d’autrefois sortent des oubliettes pour pavaner sur les marchĂ©s. Revoici le topinambour, le rutabaga, le panais, la racine de persil, le cerfeuil tubĂ©reux, les crosnes, la betterave, la carotte violette, la pomme de terre vitelotte…. Pas facile de les reconnaĂ®tre, encore moins de savoir quoi en faire.

La semaine dernière Ă  Confignon, dans la campagne genevoise, Françoise Lachavanne a ouvert sa Table (d’hĂ´te) Ă  Marie-ThĂ©rèse DelĂ©traz, maraĂ®chère Ă  Saconnex-d’Arve, pour une soirĂ©e explication-dĂ©gustation “Ă  la redĂ©couverte des lĂ©gumes anciens”. La première a divinement cuisinĂ© racines et tubercules; la seconde racontĂ© comment elle s’en est entichĂ©.

Au dĂ©part, le hasard. Dans les annĂ©es 80, des amis quittent une maison et lui donnent une plante qui pousse au fond du jardin et fait de drĂ´les de tubercules. Ils se rĂ©vèlent ĂŞtre des topinambours. Leur goĂ»t rappelle celui de l’artichaut et ils font un tabac au marchĂ© de Rive oĂą Marie-ThĂ©rèse DelĂ©traz tient son stand. Seules les clientes les plus âgĂ©es font un peu la grimace.

Suivent les rutabagas. J’ai identifiĂ© cette drĂ´le de chose en forme de boule l’autre soir pour la première fois. Ils sont comme ça:

Puis le cardon ou plutĂ´t “le cardon Ă©pineux de Plainpalais”, spĂ©cialitĂ© genevoise rĂ©putĂ©e et seul lĂ©gume Ă  dĂ©tenir une AOC.

Ensuite, une autre amie de Marie-ThĂ©rèse DelĂ©traz l’emmène dans la maison de son père oĂą la maraĂ®chère dĂ©couvre des pommes de terre noires Ă  l’extĂ©rieure, et violettes Ă  l’intĂ©rieur - les vitelottes -, qui permettent de faire des purĂ©es mauves ou des chips psychĂ©dĂ©liques (elles sont Ă  droite donc; Ă  gauche, ce sont des topinambours).

Le panais est le prochain sur la liste. Le pauvre, il a triste rĂ©putation. Vous connaissez l’insulte, simple mais efficace: “Quel panais!” En fait, cette racine, qui ressemble Ă  une grosse carotte blanchâtre et conique (comme sur la photo ci-dessous), a un goĂ»t assez fin et discret. Il rappelle lĂ©gèrement le cĂ©leri, mais beaucoup moins que la racine de persil. Cette dernière lui ressemble cĂ´tĂ© look et cĂ´tĂ© couleur, mais son goĂ»t est beaucoup plus marquĂ©. La racine de persil est donc excellente coupĂ©e en petits dĂ©s pour relever un potage.

Après cela, la maraîchère a pensé aux carottes, les jaunes du Doubs. Puis les violettes, qui doivent être cuisinées en solo car elles déteignent terriblement à la cuisson et font, crues, de magnifiques dips et salades, psychédéliques aussi.

Après? Ce fut LA dĂ©couverte, grâce Ă  un voisin qui a ramenĂ© du Portugal de petites choses brunâtres, un peu coniques et parfaitement inconnues. Les mystĂ©rieuses racines au goĂ»t lĂ©gèrement sucrĂ© de châtaigne et de pomme de terre se rĂ©vèlent ĂŞtre du cerfeuil tubĂ©reux (ou racine de cerfeuil), une “merveille de la nature”, que l’on peut consommer aussi bien crue (en carpaccio, par exemple) que cuite (en veloutĂ©, en tranches sautĂ©es, en purĂ©e mĂ©langĂ©e avec de la pomme de terre).

Les derniers nĂ©s de cette grande famille, ce sont les crosnes (prononcez “crĂ´nes”). De drĂ´les de trucs venus de Chine et du Japon qui font penser Ă  de gros vers blancs - surtout si on les jette nĂ©gligemment dans une salade d’Halloween- et Ă©clatent sous la dent.

Après les présentations, le menu et quelques recettes.
Elles ont Ă©tĂ© créées et rĂ©alisĂ©es spontanĂ©ment par Françoise Lachavanne, qui a passĂ© plusieurs jours dans sa cuisine Ă  transformer les racines d’autrefois en mets savoureux. Pour l’instant, ni les quantitĂ©s, ni les temps de cuisson ne sont très prĂ©cis, mais cela donne dĂ©jĂ  des idĂ©es.

Dips de carottes aux trois couleurs

Rien de plus simple. Il suffit de trouver des carottes violettes, jaune et oranges, de les couper en morceaux et de les servir pour l’apĂ©ro avec une petite sauce au yogourt ou au sĂ©rĂ© (sĂ©rĂ© maigre, ketchup ou concentrĂ© de tomate pour le rappel de couleur, sel, poivre, filet de citron, pointe de couteau de moutarde, par exemple).

Soupe de betterave rouge parfumée au raifort

Peler les betteraves, les couper en morceaux et les faire cuire dans du bouillon de lĂ©gumes avec une ou deux pommes de terre et un morceau de raifort jusqu’Ă  ce qu’elles soient tendres (cela peut prendre jusqu’Ă  45 minutes). Mixer, ajouter de la crème et un filet de jus de citron, saler. La couleur est magnifique.

Velouté de cerfeuil tubéreux

Faire cuire les racines coupĂ©es en morceaux dans du bouillon de lĂ©gumes (on peut Ă©ventuellement laisser la peau et couper seulement le haut de la racine: la soupe aura davantage le goĂ»t de châtaigne ou on peut les Ă©plucher si on aime pas les petits morceaux de peau dans le potage) avec quelques patates Ă©galement coupĂ©es en morceaux et Ă©pluchĂ©es. Cuire entre 20 et 30 minutes jusqu’Ă  ce que les lĂ©gumes soient tendres. Passer au mixer, ajouter du liquide si nĂ©cessaire, de la crème et un filet de jus de citron, saler et poivrer très lĂ©gèrement. Magnifique.

Crosnes poêlés

Pas besoin d’enlever la peau des crosnes. On les fait blanchir deux minutes dans l’eau bouillante. On les sort et on les Ă©goutte puis on les fait revenir Ă  la poĂŞle dans du beurre pendant une dizaine de minutes. Saler, poivrer, ajouter un peu de thym.

Tarte salée à la racine de persil

Foncer un moule Ă  tarte. Peler les racines de persil, les couper en dĂ©s et les cuire Ă  la vapeur ou Ă  l’eau. Egoutter lorsque les lĂ©gumes sont tendres mais pas encore complètement cuits. MĂ©langer 2 oeufs et 1,5 dl de crème dans un saladier, assaisonner de muscade, sel et poivre. Disposer les dĂ©s de racine de persil sur le fond de pâte. Verser le mĂ©lange crème et oeufs. Cuire au four, Ă  220 degrĂ©s, une trentaine de minutes.

Gratin de panais tout simple

Peler les panais, les couper en rondelles. Les disposer dans un plat à gratin, arroser avec de la crème, du sel et du poivre, et hop au four.

Carpaccio de topinambours aux noix et baies roses

Peler les topinambours. Les couper en tranches les plus fines possibles, Ă  la mandoline si on en a une. Disposer les tranches sur un plat, les arroser de vinaigre de noix ou de vinaigre balsamique, d’huile de noix et parsemer de baies de poivre roses concassĂ©es. Un dĂ©lice.

Gâteau au carottes et sirop d’Ă©rable: c’Ă©tait un dĂ©lice, et il me manque l’intĂ©gralitĂ© de la recette….

Epilogue: En racontant ma soirĂ©e “lĂ©gumes d’autrefois” Ă  ma mère, elle m’annonce qu’elle aussi a redĂ©couvert les topinambours. Elle en trouve au marchĂ© près de chez elle et les aime Ă  nouveau, coupĂ©s en rondelles, revenus Ă  la poĂŞle comme des patates. Et moi qui avait gardĂ© le souvenir qu’elle ne voulait plus en entendre parler… Oui, cĂ´tĂ© cuisine, la guerre est oubliĂ©e et les lĂ©gumes anciens sont vraiment top-tendance.

Post-scriptums:

P.S. 1: On trouve l’Ă©tal de Marie-ThĂ©rèse DelĂ©traz au marchĂ© de Rive, le mercredi et le samedi matin; le jeudi au marchĂ© de Plan-Les-Ouates. On peut aller faire ses courses Ă  la ferme le mercredi après-midi, au 234 A, route de Saconnex-d’Arve, Ă  Plan-Les-Ouates.

P.S. 2: Le magazine Saveurs de dĂ©cembre consacre un dossier aux lĂ©gumes oubliĂ©s avec un who’s who et des recettes: poisson grillĂ© au curry et purĂ©e de rutabaga, ragoĂ»t aux lĂ©gumes anciens…

P.S. 3: Je viens de dĂ©couvrir chez Payot, un joli p’tit livre avec des recettes faciles: “LĂ©gumes oubliĂ©s, je vous aime….”, par BĂ©atrice Vigot-LagandrĂ©, Editions Le Sureau, 2006. On y trouve par exemple des topinambours tièdes en salade, des soupes (panais, courgettes, pommes de terre, poireaux, par exemple ou topinambours-pommes de terre), des quiches, des gratins ou des saint-jacques poĂŞlĂ©es avec leur purĂ©e de vitelotte.

P.S. 4: Il y aussi quelques recettes sur le blog d’Estèbe qui est fan de cerfeuil tubĂ©reux et connaĂ®t bien Dame DelĂ©traz, comme il dit…

Les vins de Philippe Chevrier

Mardi 14 novembre 2006

J’ai lu aujourdhui que Philippe Chevrier, le chef du Domaine de Châteauvieux, Ă  Peney-Dessus, a créé une ligne de vins genevois portant son nom. Deux ans de prĂ©paration en grand secret avec Nicolas Bonnet, du domaine de la Comtesse Eldegarde, Ă  Satigny, l’un des meilleurs viticulteurs du canton de Genève, connu justement pour son “Comtesse Eldegarde”. Des vins que l’on trouve d’ailleurs Ă  la carte du domaine de Châteauvieux.

Pour revenir Ă  Chevrier, deux blancs (un chardonnay et un sauvignon blanc) et trois rouges (un gamay, un cabernet franc, et un assemblage cabernet-sauvignon-merlot) porteront le sceau du chef. Les flacons coĂ»tent entre 20 et 35 francs, on les trouve sur les cartes des Ă©tablissements de Philippe Chevrier, ainsi qu’Ă  l’Ă©picerie de Châteauvieux. A goĂ»ter pour NoĂ«l, me dis-je…

Envie de macarons

Lundi 19 juin 2006

C’est la folie des macarons, ces petits gâteaux colorĂ©s, arrondis comme le sommet d’une colline, croquants autour, moelleux et fondants dedans, avec parfois, mais pas obligatoirement une ganache qui marie deux petites coques l’un Ă  l’autre. Les biscuits ont pour base un mĂ©lange de poudre d’amandes, de sucre et de blancs en neige auxquels on ajoute toutes sortes de parfums. L’émission EnvoyĂ© SpĂ©cial, sur France 2, leur a consacrĂ© un reportage. Un voyage Ă  travers la France, des boutiques des Champs-ElysĂ©es aux cuisines des plus grands pâtissiers, qui inventent des parfums pour chaque nouvelle saison. On a ainsi appris qu’au Plaza, chez Alain Ducasse, un macaron pĂŞche melba se prĂ©pare. Chez certains confiseurs, les petites coques dĂ©trĂ´nent les choux Ă  la crème sur les gâteaux de mariage. Le lendemain de l’Ă©mission, Le Temps consacrait aussi un papier aux douceurs multicolores : deux enseignes parisiennes viennent de s’installer Ă  Genève. Depuis le 12 juin, LadurĂ©e est au Cours de Rive, en plein cĹ“ur de Genève. Il dĂ©cline les macarons en collection avec des parfums tradition comme chocolat, pistache, caramel Fleur de sel ou fleur d’oranger et des goĂ»ts saisonniers. Pour l’étĂ©, c’est citron vert gingembre….Cool, car aller Ă  Zurich, chercher des Luxemburgerlis chez SprĂĽngli, ça faisait loin….

Recettes siciliennes en primeur

Lundi 29 mai 2006

Lu, dans Le Temps de vendredi dernier, un article qui m’a donnĂ© envie de me lever aux aurores un samedi matin pour aller faire mon marchĂ© Ă  Lausanne, Ă  la Riponne. Faire mon marchĂ© ET acheter un bouquin fait maison par Angela Persano, maraĂ®chère sicilienne qui, Ă  force de vanter ses produits et ses lĂ©gumes inconnus aux Lausannois, a rĂ©uni conseils et recettes dans un ouvrages: “Alla Casalinga siciliana. La cuisine de mon enfance”. En vente sur son Ă©tal au milieu des salades, des asperges sauvages, artichauts violets et autres “cima di rapa”. A propos de cette dernière, je dois avouer que je ne sais absolument pas comment la prĂ©parer….