Jeunes pâtissons poêlés

Balade au marchĂ© du goĂ»t Ă Crissier qui accueillait samedi, entre forĂŞts et prĂ©s, des artisans vaudois et neuchâtelois. Pas trop de monde Ă vrai dire pour ce prĂ©lude Ă la semaine du goĂ»t, oĂą, au milieu des produits traditionnels, gruyère, vins, saucissons, miel, confitures (des mĂ©daillĂ©es du concours des produits du terroir), vin cuit (on trouvera la recette de la tarte Ă la raisinĂ©e ici mĂŞme tout prochainement…), j’ai fait quelques dĂ©couvertes plus originales. Comme un petit alcool, apĂ©ro ou digestif au choix, Ă la dent-de-lion, une recette de grand-mère remise au goĂ»t du jour, Ă la saveur douce au premier abord, amère ensuite. Ou de la raclette au fromage de chèvre. Singulier, mais bon. Je rentre aussi avec cette recette donnĂ©e par un maraĂ®cher bio pour cuisiner les pâtissons. Vous savez, ces jolis lĂ©gumes blancs, en forme de corolle, sortes de courges surnommĂ©es «bonnets de prĂŞtre». Franchement c’est assez ça, non?

La plupart des recettes les montrent farcis (on enlève le chapeau, on les évide, on les blanchit, on les remplit avec de la viande hâchée, comme les tomates, de la ratatouille, un risotto à la tomate ou aux champignons, on met le tout au four). Mais on peut aussi les couper en tranches, en laissant la peau et les graines si les pâtissons sont encore jeunes et tendres. On fait revenir les tranches à la poêle, dans de l’huile d’olive, pas trop fort, pendant 15 à 20 minutes. On assaisonne, selon le goût, d’un peu d’ail, d’échalote, d’herbettes, de thym frais, de sel et de poivre.
A servir, Ă mon avis, avec une petite ratatouille d’aubergines, poivrons et tomates pour la couleur. Ou une petite concassĂ©e de courgettes jaunes. Ou un coulis de persil (passer au mixer un bouquet de persil sans les queues, Ă©ventuellement blanchit 2 secondes et refroidit, avec un peu d’huile d’olive ou de pistache, saler et poivrer).
Le tout en accompagnement d’un poulet rĂ´ti au four, par exemple.
